Le wearing computing : alliance entre mode et technologie

Et puisque nous aimons bien nous faire désirer, mon petit lama et moi avons décidé de revenir après 4 mois de recherches et de personnal branding pour augmenter les visites de ce blog.

Aujourd’hui, ce sera la mode du « wearing computing » qui sera abordée. La traduction sonne un peu moins bien en français avec mode de « informatique mettable », nous pouvons alors opter pour la mode des accessoires connectés.

15 milliards d’accessoires connectés existent déjà dans le monde et 80 milliards d’objets connectés sont prévus d’ici 2020.

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La génération Y, l’envie de se mettre en scène et la mode qui va avec.

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Alors que nous nous souvenons de l’époque ou nous ne pouvions utiliser internet en même temps que le téléphone, nous voici arrivés dans une ère où Internet est un outil indispensable : nous travaillons avec Internet, nous pensons Internet, nous vivons Internet, nous mangeons Internet (si tel est votre cas, cliquez ici)

Ce besoin d’être connectés en permanence a permis aux marques de belles évolutions : développement du e-commerce, smartphones à toutes les sauces pour avoir un moyen d’être branché H24, apparition de merveilles technologiques tel le dernier IPhone 5S d’Apple, tablettes, Ipad… Bref, l’être humain a besoin de se montrer, faire son marketing de soi voire devenir sa propre idole. En effet, les réseaux sociaux permettent de cultiver un certain narcissisme et de gérer une communication de soi, en phase avec l’image que nous souhaitons diffuser à nos contacts, dans la sphère professionnelle et privée.

Cette envie de connexion permanente et de partage débouche sur de nouveaux produits tels la mode du wearing computing. Puisque le smartphone dans la poche n’est plus suffisant, pourquoi ne pas directement équiper la poche de notre jean? Voici quelques exemples de vêtements/accessoires connectés susceptibles de se développer et de s’intégrer à notre quotidien.

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La robe connectée

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En 2012, lors du lancement du réseau 4G à Londres, la chanteuse des Pussycat Dolls est la première à promouvoir la « Tweet dress ». 500 cristaux Swarovski et 2000 LED ornaient le tissu interactif qui, relié à Twitter diffusait les messages en direct à partir du tweet #tweetthedress.

La grande classe en boite de nuit et un beau début dans le prêt à porter connecté !

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Les jeans connectés

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Fin 2012, la marque italienne Replay est une des initiatrices du wearing computing avec la création de son jean connecté aux réseaux sociaux. Un émetteur bluetooth placé dans la 5ème poche du vêtement permet une géolocalisation ainsi qu’un partage d’humeur sur les médias sociaux. Le modèle aurait été lancé en décembre 2012. En faisant des recherches sur leur site internet j’ai du mal à trouver le modèle « Social Denim »… Un flop?

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Les sous-vêtements connectés

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Durex a trouvé la solution des relations à distances : la lingerie vibrante. L’un porte les sous vêtements, l’autre télécharge l’application reliée aux puces électroniques du tissu. Culotte et soutien gorge pour Elle, caleçon pour Lui, « Fundawear » serait la solution pour mettre du piment dans les ébats sexuels en ligne. Un peu moins si votre petit ami s’amuse avec ses commandes pendant que vous êtes en meeting.

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Les chaussures connectées

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« Ne regarde pas tes pieds quand tu marches! » …

… sauf si tes chaussures te parlent. Géolocalisation, publications sur réseaux sociaux, l’idée est partie du site Art, Copy & Code, création de Google pour repenser la publicité des marques dans le XXIème siècle.

Démonstration. Le produit n’est pour l’instant pas prévu à la vente.

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La montre connectée

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Samsung a été précurseur avec la Samsung Galaxy Gear, disponible maintenant en boutique sur prévente. Connectée au smarphone elle permet de prendre des photos, accéder aux mails, SMS & médias sociaux de manière plus discrète que directement sur le smartphone.

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Pour ma part, je ne vois pas réellement l’utilité de mettre un tel prix (aux alentours de 250/300€ avec chargeur et étui) pour un objet en quelques sortes doublon du smartphone. Alors que la mode est de faire des écrans de plus en plus grands et appareils de plus en plus minces, nous retournons avec la Galaxy Gear à un petit écran et une méthode un peu archaïque pour téléphoner. Certains sites vantent la praticité de la montre qui évite de sortir son smartphone en réunion. Or, avoir son smartphone sur la table est devenu quelque chose de très commun ainsi que consulter ses emails/SMS en contact d’autres personnes. De plus, voir les notifications s’afficher sur son bras sous les yeux du voisin… Bonjour la discrétion.

Enfin, le design de la montre est davantage destiné à une cible masculine que féminine. Avis personnel…

Nous attendrons donc le modèle Sony et l’Iwatch d’Apple tenues secrètes pour le moment.

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Les bracelets connectés

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Les bracelets connectés deviennent peu à peu les meilleurs amis des sportifs.

Jawbone Up est un bracelet connecté permettant une meilleure « hygiène de vie ». Waterproof et élégant, le bracelet mesure vos mouvements, votre sommeil et permet même via une application d’avoir un suivi nutritionnel. Le bracelet surveille votre sommeil en vous indiquant vos cycles de sommeil et en vous réveillant au bon moment de votre cycle (ex: cycle de sommeil léger) afin d’optimiser votre énergie. Il vibre pour réveiller son propriétaire ou lorsqu’il est trop longtemps en phase d’inactivité: impossible de rester une journée devant la TV en portant le bracelet. L’enseigne aurait levé 100 millions de dollar pour augmenter ses volumes de production.

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Get active. Stay motivated. Move more… Le Fuel Band de Nike fait fureur dans la collection des bracelets connectés. A 139€, le bijou mesure l’activité réalisée par jour. Le challenge devient alors d’obtenir le plus de « Nikefuel » (unités qui caractérisent votre niveau de sportivité), il est ensuite ludique de le comparer à ses amis et le partager sur les réseaux. En le connectant au smartphone, le sportif obtient un suivi de ses performances, par jour, semaine, mois, années…

Des voyants lumineux servent à indiquer la performance; Rouge : tu peux mieux faire, Jaune : commence à être pas mal, Vert : Goal. L’objectif : Bouger, être sans cesse en activité pour voir la couleur verte s’afficher.

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Ce qui rend ces petits objets à la mode? La connexion aux autres amplifiée, des moyens de s’affirmer davantage sur les réseaux, un quotidien facilité par l’électronique, mesures de la performance, améliorations de la santé… Tant de points qui peuvent encore être développés et améliorés. En avant pour la fashion geek !

On parle déjà de fourchette connectée pouvant surveiller la nutrition, de couches pour bébés reliées à Twitter pour informer la maman d’une urgence bébé (bonjour la timeline… #bébéafaitcaca) . Sans oublier que ces objets se rajoutent encore aux moyens de tracer notre existence, nous surveiller, localiser et se servir de nous pour vendre toujours plus… C’est le jeu !

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Et pour ceux qui veulent aller plus loin dans la technologie… Intel a développé un processeur encore plus petit que ce qui existe sur le marché, dédié aux objets connectés: voir l’article.

Si vous avez d’autres exemples de wearing computing, faites m’en part dans vos commentaires !

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Emma Haby

.Sources :

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